L’indécision chronique-comment choisir ? Qu’est-ce que l’indécision chronique ? L’indécision chronique est une difficulté persistante à prendre des décisions, même les plus simples, ce qui peut générer stress, frustration et perte d’énergie. Au delà des quelques hésitations occasionnelles du quotidien, l’indécision chronique s’installe dans le temps, entrave le passage à l’action, et peut affecter la vie personnelle, professionnelle et relationnelle. Souvent liée à la peur de se tromper, au perfectionnisme ou au manque de confiance en soi, elle pousse à la suranalyse et à la procrastination, jusqu’à créer une forme de paralysie intérieure. Ce trouble touche fréquemment les personnes sensibles, réfléchies ou en hypercontrôle. Qu’est ce qui détermine notre capacité à décider ? Quel est l’impact sur notre vie que nous fassions ou non nos propres choix ? Pourquoi est ce plus facile sur le court terme de ne pas décider et pour quelles raisons, ce raisonnement est non viable au long terme ? Pourquoi la prise de décision est plus difficile pour certains que pour d’autres ? C’est ce que je souhaite éclairer avec vous aujourd’hui dans ce nouvel article. Qu’est ce qui conditionne l’indécision chronique ? Assumer les conséquences de ses choix Assumer les conséquences de nos choix n’est pas chose aisé. Dans ce cas, ne pas prendre de décision s’avère plus facile sur l’instant T, car nous ne sommes pas obligés de nous y confronter. Cette attitude démontre un manque de maturité sur ce sur plan : La fuite par l’inaction. La psychologie analyse cette attitude comme un manque d’apprentissage par le passé, que tout choix revêt une conséquence. Changer d’avis ou ne pas respecter ses engagements impacte forcement autrui et il est nécessaire d’en avoir conscience pour savoir être responsable de ses choix. Ne pas pouvoir assumer ce que l’on veut sème l’incompréhension et le conflit : D’abord avec l’entourage, puis, avec soi-même . Le risque est de se sentir coupable, mais également inapte à prendre soin de soi. Sortir de la rêverie Décider c’est aussi stopper le processus de tous les possibles qu’est le fantasme. Parfois, même si c’est frustrant et que cela donne un sentiment d’inachevé, il est plus doux de pouvoir se suffire de ses rêveries que d’aller se confronter à la réalité d’un choix et prendre le risque de devoir se confronter à de potentielles déceptions. Manque de confiance en soi Faire le choix de ne pas choisir nous garde du sentiment d’échouer ou de perdre le contrôle.Ce sont des sentiments que l’on ressent plus intensément quand on manque de confiance en soi. Dans ce cas, nous avons tendance à attendre que les autres décident pour nous, avec l’impression que cette attitude attentiste nous garde de bien de difficultés. Seulement, le problème dans ce type d’attitude, c’est que nous blâmons les autres des choix que nous n’avons pas fait car nous subissons ceux, faits pour nous…Ici encore, ce n’est pas sain pour nos relations et le risque de regrets est bien plus grand. Refuser de renoncer Choisir c’est renoncer mais ne pas choisir c’est aussi renoncer. Dans les deux cas nous faisons un choix : Celui d’assumer pleinement ce que nous voulons pour notre vie ou laisser les autres nous porter. Si ce second choix s’avère être difficile à vivre, il y a des moyens d’apprendre à tout âge à faire ses propres choix. Comment apprendre à choisir ? Se libérer de l’indécision chronique passe par un travail de reconnexion à ses besoins, à son intuition, et à la capacité de faire des choix alignés, même s’ils peuvent sembler imparfaits. Accepter de prendre des risques Dans tout choix il y a à perdre et à gagner. Accepter de prendre des risques, c’est accepter que toutes nos décisions ne seront peut-être pas les bonnes mais que dans tous les cas, elles nous apprendront, ce qui nous permettra de continuer à avancer. « Choisir, C’est s’offrir de nouvelles opportunités. C’est s’inventer constamment, C’est se déconstruire pour se reconstruire.« Prendre exemple sur vos modèles Comment Mulan aurait mener sa bataille ? Quel discourt inspirant Maya Angelou nous aurait donné à entendre ? Quel performance Pink nous aurait offerte ? C’est peut-être un peu hors contexte mais de mon coté, ça m’aide à adopter une attitide qui sommeille en moi et que je n’arrive pas toujours à aller chercher. Commencer par des petits pas Une nouvelle coupe de cheveux ou une nouvelle tenue. Une nouvelle activité physique ou créative. Une nouvelle recette… Toutes ces minimes prises de décisions entraineront votre cerveau et vous serez plus à même de prendre de grandes décisons le moment venu. Se projeter et peser le pour et le contre Si vous êtes face à un dilemme, que cela vous prends la tête et que vous n’arrivez pas à vous décider, tentez d’établir un état des lieux rationnel. Faites la liste des avantages et des inconvénients, les bonnes et les mauvaises raisons, les plus et les moins du choix à faire. Cela peut vous permettre de sortir d’un état d’indécision total, où vos ruminations mentales vous empêchent de décider de façon claire. Paradoxalement, plus on est indécis, plus on sait au fond de nous quels sont les meilleures décisions à prendre. C’est simplement qu’on a pas toujours la confiance nécessaire et que, comme on réfléchit trop, on accorde plus d’importance aux risques que ce choix pourrait induire. Valeurs et objectifs Choisir, c’est aussi accepter que la vie ne soit pas constante, que nos envies, besoins, valeurs et objectifs fluctuent et pour être en accord avec nous même tout au long de notre vie, nous nous devons à nous même d’en être conscient. « La vie est la somme de vos choix« – Albert Camus Autrement dit, si vous ne prenez pas vos décisions en conscience, vous ne vivrez pas votre vie en accord avec qui vous êtes…Et ce choix là, il n’y a que vous qui puissiez le faire. Indécision chronique et sensibilité Il me semblait important d’aborder ce sujet avec vous en adoptant le point de vue des personnes hypersensibles : En tant que tel, je ne peux que constater que cela nous rend la tâche encore plus difficile. Pourquoi la sensibilité rend plus difficile la prise de décision ? Nous avons, de part notre hyper-empathie, des risques d’importants conflits intérieurs si nous devons prendre une décision, qui selon nous, impactera le bien être de nos proches. En ce sens, nous sommes effrayés par les conséquences de nos actes. Comme nous avons des difficultés à accueillir, comprendre et maîtriser nos émotions, la prise de décision s’avère être une tornade émotionnelle. De fait, le temps de réflexion que ce choix nous demande va être plus long que la moyenne. Nous sommes également des hyper-penseurs, ce qui fait que nous examinons bien trop longtemps le rapport bénéfices/risques de nos choix. Nous nous montrons très sensible aux jugements extérieurs, ce qui nous demande une hyperadaptation pour convenir aux modèles de conformité attendu, et si les décisions que nous devons prendre ne sont pas en adéquation avec le désir des autres, nous préférons nous y conformer ou ne pas prendre de décisions du tout. Ce qui revient à laisser les autres choisir pour nous ! Faciliter la prise de décision – vers un mieux-être Tout d’abord, il est important de comprendre que ce fameux rapport bénéfices/risques ne nous sera jamais favorable tant que nous ne prenons pas en compte nos propres désirs. Si nous nous en détournons, nous prenons le risque de nous perdre nous même et ce n’est pas souhaitable. La surchage mentale Prendre un temps pour respirer profondément, marcher, bouger, danser, s’ancrer dans le corps. Cela permet de faire baisser la pression mentale et de retrouver plus de clarté d’esprit. Clarifier son intention Au lieu de tenter de trouver “la bonne réponse”, se demander « De quoi ai-je vraiment besoin en ce moment ? ». Cela permet de se recentrer sur soi, plutôt que sur la peur de se tromper ou de déplaire. Écouter son intuition Posez-vous cette question : Est-ce que cette décision vient de mon cœur ou de ma peur ? Cela aide à distinguer ce qui est aligné de ce qui vient en réaction à. Un choix imparfait est mieux qu’un non-choix L’indécision est aussi une façon d’éviter l’inconfort. mais ne pas choisir est déjà un choix et mieux vaut avancer et ajuster en route que rester figé·e dans le doute. Il n’y a pas de recettes miracle. Je vous propose ici simplement des méthodes à expérimenter pour apprendre à s’apaiser, mieux se comprendre, s’écouter afin de réussir à faire des choix qui semblent plus alignées pour soi. Mais parfois, l’indécision chronique cache des blessures plus profondes comme un manque de confiance, la peur du rejet…Dans ce cas, un accompagnement thérapeutique peut permettre de dénouer ces blocages en profondeur. 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