Patriarcat – Quelle place pour la femme dans notre société ? « J’aime voir de jeunes femmes sortir et saisir le monde à revers. La vie est une garce, sortez et bottez lui le cul! » – Maya Angelou Hello mes jolies magnolias, C’est d’un pas décidé, résolue et pleine d’espoir, que j’apporte ici ma voie à ce mouvement depuis longtemps initié qu’est ce combat vers notre liberté ! Âme rebelle depuis toujours, cette attitude est une parade que mon égo a su trouver très tôt pour se protéger, se défendre et exister. Mais aujourd’hui, je constate que c’est plus que ça. C’est la capacité que nous avons toutes au plus profond de nous à refuser de nous soumettre, à nous déployer, à grandir… et enfin à briller. Ici débute une série d’articles articulés autour de différents thèmes, tous intimement reliés les uns aux autres : l’histoire du patriarcat, la place des femmes dans notre société et l’éveil à notre puissance féminine. Aujourd’hui plus que jamais, je vous parle avec mon cœur de femme. De nos vécus en tant que femme dans une société façonnée par les hommes. De la peur, de la colère, de la tristesse ressentie face à ce système inégalitaire mais aussi de nos rêves et de nos aspérités. De toutes les victoires remportées par ces femmes qui se sont battues par le passé et qui grâce à leur persévérance, aux mouvements d’entraide qu’elles ont créé, se battent encore aujourd’hui pour laisser place à une société plus égalitaire, plus apaisée. Je parle ici d’un système et non d’un quelconque bras de fer avec la gente masculine pour qui j’ai un réel amour !!! D’ailleurs messieurs, cela vous concerne aussi, alors ne soyez pas effrayés, venez participer à la lecture de cette article, je suis sûr qu’après avoir lu cette série, vous comprendrez mieux les femmes de votre vie! Je constate que les hommes aussi sont victimes de cette société qui leur a attribué un statut, une place dominante, des devoirs et des responsabilités injustes et qui, à force d’évolution, ne savent plus toujours très bien se situer non plus (d’ailleurs à ce sujet, je vous conseille de lire « des hommes en chemin » de Didier De Buisseret, éclairant sur l’approche du genre et sa stigmatisation). L’histoire du patriarcat Remontons le temps pour comprendre un peu mieux les origines de la place de la femme dans notre société et comment elle a évolué. L’ère du paléolithique Diverses études anthropologiques ont été menées et en ressort l’idée principale que les premiers clans humains, qui à l’époque étaient des « chasseurs-cueilleurs », étaient fondés sur des organisations égalitaires. A ce stade de leur évolution ils étaient nomades et peu organisés. Ce mode de vie ne nécessitait pas de compétences particulièrement attribuées aux hommes ou aux femmes, tous participaient à la survie du groupe et personne n’appartenait à personne. Lorsqu’ils commencèrent à se sédentariser une organisation se mis en place tout naturellement : ils durent parcourir de plus longues distances pour aller chasser et commencèrent à fabriquer des armes qui leur permettaient de traquer du plus gros gibier. Les absences devinrent plus longues, les traques plus intenses, et naturellement il ne convenait plus de faire participer les femmes. Celles qui allaitaient ne pouvaient pas s’absenter aussi longtemps et il ne s’agissait pas de mettre les femmes en danger, elles qui étaient si précieuses pour la reproduction des générations futures. Elles continuèrent à participer activement à la vie du groupe mais de façon séparée des hommes : elles poursuivirent la cueillette et grâce à leurs innovations et l’entretien du feu, le gibier rapporté pouvait être consommé. Malgré cette évolution, les hommes « vénéraient » les femmes car ils voyaient en elles ce pouvoir mystique de l’enfantement, la capacité à donner la vie ou la mort. La révolution néolithique Ce fut à l’avènement de l’agriculture qu’arriva la notion d’héritage, de descendance. C’est ici que la notion de propriété privée arriva avec comme effet néfaste secondaire l’appropriation de la femme comme étant un bien appartenant à chaque homme. Ainsi, sa descendance était assurée en même temps que sa légitimité à posséder ses terres. Du haut Moyen âge à la Renaissance La vraie rupture arrive au 16ème siècle lorsque l’église et l’état convergèrent en une seule et même entité représentée entre autres par des intellectuels et des théologiens qui accusaient nombres de femmes (principalement les marginales, les mendiantes, les femmes séniles) à pratiquer la sorcellerie dans le but de renverser la chrétienté au profit du diable. Se produisit alors en Europe la plus grande chasse aux sorcières de tous les temps. Des milliers de femmes furent noyées ou brulées sous prétexte qu’elles détenaient des savoirs ancestraux qu’il était improbable de reconnaître à cette époque où l’homme imposait la science comme unique source de vérité. Ce fut le début du patriarcat. Un système de domination total de l’homme sur la femme : sur le corps des femmes, sur leur travail, leur pensée singulière, leur savoir. Sur l’entièreté de leur libre arbitre. La place de la femme dans notre société Il n’y a pas si longtemps, le foyer était la seule place des femmes, c’est-à-dire que le travail qui leur incombait était la tenue de la maison, la gestion des tâches ménagères et l’éducation des enfants. Ici, s’exprime l’autorité financière et affective de l’homme provenant de son devoir de subvenir au besoin de sa famille et donc, par ricochet, la dépendance de la femme à celui-ci. De nos jours, grâce à toutes les luttes menées et celles remportées, les femmes peuvent faire le choix d’être autonomes financièrement mais toujours à leur détriment : elles se retrouvent à exercer un « double emploi » non rémunéré ni valorisé puisque, selon les derniers chiffres de L’INSEE, les femmes consacrent en moyenne 4h38 par jour aux tâches ménagères et aux enfants contre 2h26 pour les hommes. Ajoutons à cela le fait qu’en 2021 elles sont payées 16,5% de moins que les hommes à poste et compétences égales et nous obtenons une avancée de droit qui ne sonne toujours pas l’égalité ! Ce que je soulève ci-dessus n’est qu’un exemple parmi tant d’autres luttes de droits livrées contre cette infériorisation de la femme : lutte pour la liberté amoureuse et sexuelle, lutte contre les violences physiques et psychologiques, droit à la libre expression de corps et d’esprit… Notre société nous façonne inconsciemment, nous enferme dans des carcans, des normes biens définies par ce fameux modèle patriarcal depuis des générations et, ici encore, ce sont les femmes qui encaissent le plus fortement les « dommages collatéraux ». Ce modèle de conformisme se définit par : le romantisme idéalisé, l’exclusivité, le devoir d’intimité, le sacrifice de la femme envers le couple et la famille… Comme nous pouvons le constater dans l’infographie à gauche, les luttes gagnent du terrain et le tableau est de moins en moins noir. Les lignes bougent et les mentalités avec. Malheureusement, les inégalités varient et persistent encore grandement d’un pays à l’autre. Ce modèle laisse des traces et, de générations en générations, il s’imprime dans notre ADN d’hommes et de femmes.Ainsi, quand un homme pense échanger des banalités (somme toute plus clichées les unes que les autres) du genre : « Je sais pas ce qu’elle a, elle doit avoir ses règles », « elle est complètement hystérique », « Ma femme sortira jamais habillée comme ça », « C’est bien un truc de femmes ça », « je préfère qu’elle travaille moins et qu’elle soit plus à la maison »… sans s’en rendre compte, il contribue à déposséder la femme de sa légitimité d’être et perpétue la tradition ancrée depuis des générations. Croyez bien qu’un enfant ne naît pas avec ces a priori, c’est la société dans laquelle il évolue qui le lui inculque. Déconstruire les normes patriarcales Il est bien sûr essentiel de transmettre à nos filles la force, le courage et l’ambition… encore faut il en faire de même avec nos garçons et arrêter de les mettre sur un piédestal en leur rabâchant ici encore des phrases bateaux lourdes de sens comme « Sois fort », « les barrettes c’est pour les filles », « Tu es vraiment trop sensible »… L’éducation de nos enfants doit à tout prix être centrée sur une meilleure prise en compte de leur personnalité et non de leur genre. Imaginons un peu ce que pourrait être notre monde si nous arrivions à briser ces codes : Une utopie harmonieuse où chacun se verrait respecté pour son identité et non son genre, sa valeur humaine et non ce qu’elle a accomplie dans sa vie, son âme et non son ego. Différents mais égaux, similaire à toutes les luttes de genres, d’origine et de classes. Évidemment là encore, je vous livre ma vision, chaque singularité laisse place à tout autant de visions différentes d’un même sujet mais je suis persuadé qu’il est temps de faire évoluer les choses, pour le bien de tous. Si vous avez envie de partager la vôtre, n’hésitez pas à m’en faire part en me laissant un petit commentaire ! Prochain article On se retrouve très vite mes jolies magnolias avec la seconde partie de cet article : « Renouer avec sa puissance féminine » Sources : Documentation : « Origine et nature du patriarcat : Une vision féministe »- Nadya Demond Chiffres : Insee, Le monde Livres : « Des hommes en chemin « – Didier De Buisseret Documentaire: « Les féministes, à quoi pensaient-elles ? » -Johanna Demetrakas sur Netflix Podcast: « Les couilles sur la table « – Victoire Tuaillon Partager : Partager sur X(ouvre dans une nouvelle fenêtre) X Partager sur Facebook(ouvre dans une nouvelle fenêtre) Facebook Partager sur LinkedIn(ouvre dans une nouvelle fenêtre) LinkedIn Partager sur Pinterest(ouvre dans une nouvelle fenêtre) Pinterest J’aime ça :J’aime Chargement… Publié par jolies magnolias Thérapeute psychocorporelle, j'accompagne la santé intime et émotionnelle des femmes. Voir tous les articles par jolies magnolias